L’islamisme n’est qu’un tigre de papier et pourtant nous avons peur de ses griffes.

Après les attentats du 11 septembre 2001, la réaction était unanime : plus jamais ça.

En réalité, depuis cette date, les attentats se sont multipliés, diversifiés, banalisés. Aujourd’hui, pour les six premiers mois de l’année, 4700 personnes sont mortes et autant ont été blessées dans plus de 800 attentats islamistes. Et cela sans compter, les guerres et les exécutions sur fond d’islam.

La plupart des attentats ont lieu dans les pays musulmans ou en Inde, pays à très forte minorité musulmane . Ils sont peu ou pas rapportés par les médias. En occident, des attentats low-cost mais qui cherchent à être le plus meurtrier possible, se succèdent. Un lien s’établit dans l’esprit du plus grand nombre entre terrorisme, immigration, insécurité. La confusion entre islam et islamisme se développe. Un climat délétère en résulte, de soupçon, de colère, de violence.

Qu’est ce qui explique cet islamisme, forme passéiste et violente de l’islam ? Quel est le pouvoir réel des islamistes ? Sommes nous véritablement menacés ?

Le but de cet article est de montrer que la violence islamiste est le reflet d’une faiblesse et non d’une force. L’islamisme n’est qu’un tigre de papier (pour reprendre la formule chinoise décrivant les américains alliés avec Tchang Kaï-chek). Sa seule force véritable est notre aveuglement.

Le pouvoir religieux se défend

Depuis l’origine des hommes et des religions, le pouvoir politique et le pouvoir religieux ont été indissociables. Mais avec le progrès scientifique, technique, industriel, culturel, les religions sont apparues de plus en plus en décalage face aux réalités nouvelles. Elles ont de ce fait joué un rôle de frein dans la compréhension de notre monde et dans la libération des idées sans laquelle aucun progrès n’est possible. Il est devenu indispensable de ré-interpréter les textes religieux, qui remontent pour la plupart à l’antiquité ou au moyen âge, ainsi que les règles qui en sont déduites. C’est ce qu’ont fait dans une certaine mesure la chrétienté et le judaïsme. C’est ce que l’islam à ce jour n’a pas su, pas pu, ou pas voulu faire.

Cette ré-interprétation est difficile car elle s’accompagne nécessairement d’un recul du pouvoir religieux : plus vraiment besoin des religieux pour expliquer le monde, plus vraiment besoin des religieux pour organiser partout et à chaque instant les actes de la vie collective ou personnelle. Le pouvoir religieux et le pouvoir politique se différentient peu à peu.

Ce processus ne s’oppose pas à la foi. Celle-ci demeure dans les convictions de beaucoup car elle est le soutien ultime face aux difficultés de la vie, à l’angoisse, à la perspective de la mort. Mais le pouvoir des religieux se réduit. Or l’islam plus sans doute que les autres religions lie étroitement religion et pouvoir. Derrière les exégèses religieuses, derrière la volonté affichée du « respect des textes », se profile une réalité de base : dans ce débat c’est le pouvoir qui est en cause et non la foi.

Dans les pays musulmans, les religieux se refusent donc à accepter une ré-interprétation des textes qui les priverait de leur pouvoir politique. Mais ce refus a un prix. Sur le plan économique notamment : comment réussir en privilégiant le religieux sur le scientifique ? Comment réussir sans liberté individuelle, sans droit à la différence, en bridant la créativité ? Comment réussir en rythmant chaque journée par des pratiques religieuses ? Comment réussir en incluant le religieux dans chaque acte, dans chaque parole ? Comment réussir en traduisant si peu de livres, en déposant si peu de brevets, en s’écartant de toute culture autre que religieuse ? Comment réussir en étant pratiquement absent de toute activité de recherche, scientifique, médicale, agricole ? Comment réussir en écartant les femmes de la culture et du monde du travail ? Quel pays pourrait réussir ainsi !

Les pays musulmans ne réussissent donc pas, paralysés par l’omniprésence du religieux. Depuis le début de l’ère industrielle, les pays musulmans ne progressent pas au rythme des autres pays. La colonisation a été la conséquence de cet échec bien plus que sa cause. La décolonisation, si juste et nécessaire qu’elle ait été, n’a pas vraiment changé les choses. Toutes les tentatives de modernisation ont échoué. L’échec est économique, culturel, politique. Comment assumer cela ? Les pays musulmans se retrouvent en situation d’infériorité alors que l’islam promet exactement le contraire. Une frustration extrême en résulte, une haîne de l’occident, une volonté de revanche.

Car il n’y a que deux solutions : changer ou trouver un coupable. Et l’islamisme choisit de ne pas changer. Au lieu de s’ouvrir au monde, l’islamisme tente de retrouver ses succès du moyen âge.  Il devient une religion de combat, de jihad. Il renforce et durcit les pouvoirs religieux. Il impose une stricte application de la religion, la sharia. Selon cette vision, l’islam doit s’imposer partout. Il ne doit reculer nulle part. Les non musulmans sont des ennemis qui doivent être combattus par tous les moyens : la guerre, le terrorisme, l’affrontement des cultures. L’islamisme fantasme sa puissance passée en la voulant actuelle et conquérente. Mais il ne suffit pas d’un accès à internet et d’une kalachnikof pour échapper au moyen âge.

Dans le monde islamique, les échecs se multiplient et s’enchainent. L’échec économique provoque une vague d’émigration sans précédent. Des populations entières veulent fuir les guerres, les violences, l’obscurantisme, la peur permanente, l’absence d’espoir. Fuir à n’importe quel prix. Fuir en prenant tous les risques. Fuir parce qu’on ne peut plus rien ignorer de ce qui se passe ailleurs.

Les échecs de l’islam ne résultent pas d’une quelconque islamophobie. Ils s’expliquent par l’islam lui-même. Partout, en dehors des pays musulmans, lorsque les musulmans s’affranchissent de l’opression religieuse, partout ils réussissent au moins aussi bien que les autres.

Il n’y a pas d’islamophobie, mais il y a bien une phobie de l’islam politique, responsable de tant d’échecs, de tant de souffrances, de tant de morts. Cette phobie se développe non seulement chez les non musulmans mais aussi chez bien des musulmans, mieux avertis et plus lucides face au danger.

L’islam se communautarise et s’enracine dans les pays d’accueil

En même temps que les pouvoirs islamiques se sentent menacés dans les pays d’origine, l’immigration massive des musulmans vers les pays occidentaux, leur offre une nouvelle perspective :

Pour cela il faut impérativement s’opposer à l’intégration. Il faut que les communautés musulmanes préservent leur identité, leurs habitudes. Il faut que de ce fait elles puissent constituer de nouveaux pouvoirs dans les pays d’accueil. Ainsi les communeautés musulmanes qui s’installent témoignent à la fois de l’échec des pays d’origine, et d’une volonté de reproduire ailleurs les mêmes errements. Il s’agit de profiter de l’environnement plus riche mais affaibli qu’offrent les démocraties occidentales. Il s’agit bien de créer un état dans l’état. Un état avec ses règles, ses lois, ses responsables et même ses territoires.

Il faut que les musulmans se différentient des autres et que cela se voit. Il faut que les femmes portent le voile, le nikab, le burkini. Il faut qu’à l’école, à l’université, dans l’entreprise, les musulmans conservent leurs spécificités, leurs habitudes, leurs règles. Il faut que dans les zones à majorité musulmane, les pouvoirs républicains laissent le champ libre.

Pour comprendre cette stratégie, il suffit de relire les conclusions des organisations musulmanes elles-mêmes.

Dès l’année 2000, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), qui regroupent tous les états musulmans du monde, ont théorisé la situation et mis en oeuvre une stratégie qui se déroule sous nos yeux depuis lors.

Dans son rapport, l’ISESCO décrit la situation des communautés musulmanes dans les pays non musulmans. Les quelques citations suivantes éclairent ce que nous pouvons constater tous les jours :

« Si “l’alignement culturel” menace sérieusement les peuples musulmans dans leurs propres pays par l’effet de la mondialisation de la communication, que pourrait-on dire du sort qui attendrait les enfants des communautés et minorités musulmanes établies dans les pays non musulmans où les nouvelles générations naissent, grandissent et suivent leur éducation et leur formation dans des établissements qui n’ont pas été conçus pour eux initialement ?  »

« … de nombreuses franges parmi la troisième et la quatrième génération ne connaissent que très peu leur langue d’origine et ignorent totalement les principes et les dogmes de l’Islam. »

« … Les communautés musulmanes à l’extérieur du Monde islamique souffrent d’un flagrant déficit en matière d’éducation, de protection sociale et d’instruction islamique. En effet, au moment même où ces communautés acceptent de s’intégrer socialement dans les pays d’accueil, elles refusent carrément d’abdiquer leur identité et de se laisser assimiler et fondre dans l’autre. »

« … la préservation de cette identité exige dès maintenant une éducation islamique appropriée et saine, des programmes judicieusement élaborés ayant pour objet la conscientisation, la culturation, l’orientation, la protection sociale, suivant la lettre et l’esprit de l’Islam »

« … D’une forme individuelle et temporaire, l’immigration des musulmans à l’extérieur du Monde islamique est devenue collective et permanente, ce qui s’est traduit sur le plan culturel par des exigences et des besoins culturels nouveaux, dictés par la présence définitive de ces communautés dans ces pays. Sur le plan social, le facteur démographique a eu un grand impact. »

« …Ainsi, la présence islamique n’est plus passagère et temporaire mais une réalité vivante et établie, avec des spécificités qui lui sont propres. »

« … De par leurs diverses activités, les musulmans forment aujourd’hui un pan indissociable du tissu social européen, ont les possibilités et les aptitudes de s’autogérer, de prendre leurs affaires en main, de décider de leur présent et de leur avenir et de remplir positivement leur rôle. »

« … les affinités religieuses et les exigences de l’action islamique nous commandent de mettre en oeuvre une stratégie qui nous permette de sauvegarder l’identité culturelle des communautés en Occident, d’en corriger les défauts, de traduire par les faits et les actes notre opposition aux tendances intellectuelles et doctrinaires qui nuisent à notre foi, à notre croyance en l’Islam. »

« … En effet, l’Occident s’adresse aux communautés et minorités musulmanes appartenant aux pays du tiers monde, sur la base de ses idées, ses principes et ses valeurs occidentales. Les chaînes étrangères et les programmes médiatiques occidentaux véhiculent la culture de la violence, du libertinage et de la délinquance, ancrant ainsi chez ces peuples et ces communautés, par l’effet de l’imitation et de la fréquentation, des concepts et comportements culturels purement occidentaux. »

«  … Aussi, la stratégie de l’action culturelle islamique en Occident devait-elle répondre aux besoins et aux voeux de la jeunesse musulmane en ce qui concerne la consolidation de son identité pour la prémunir contre toute fusion dans le milieu ambiant et permettre de la sorte, à cette jeunesse, de conserver sa spécificité culturelle dans le cadre du droit à la différence, lequel droit est devenu un élément fondamental des droits de l’homme et un pilier de la diversité culturelle qui compte aujourd’hui parmi les bases du droit international, par référence à la Charte des Nations Unies, aux conventions et accords qui organisent les relations de coopération culturelle au sein de la société internationale. »

Ce texte de l’ISESCO vise à maintenir la conception traditionaliste  de l’islam. Il fait le choix du  communautarisme. Il conduit à créer partout des zones de droit musulman à l’intérieur des états d’accueil, c’est à dire des zones de non droit républicain d’où les habitants d’origine sont peu à peu exclus. Tous les acquis républicains sont ainsi menacés.

Les démocraties peuvent dépenser des milliards pour favoriser l’intégration et la mixité sociale. C’est à fond perdu car ce n’est pas ce qui est attendu. Il s’agit au contraire d’écarter les musulmans, et notamment les jeunes, des règles de la laïcité et de la démocratie occidentale.

Pas à pas, les tenants de l’islam politique, mettent en oeuvre leur projet. Ils jouent sur nos faiblesses et notre aveuglement, et, quand ça ne suffit pas, sur la violence.

La question nous est donc posée. Voulons nous de cela ? Pouvons nous croire que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes, que le communautarisme va se dissoudre dans la république ?

Pouvons nous croire que l’idéologie islamiste qui s’oppose aussi clairement à toutes nos valeurs va se réformer d’elle même ?

Pouvons nous imaginer que les violences dont nous sommes les témoins et parfois les victimes, peuvent être maîtrisées par notre droit et notre justice tels qu’ils sont aujourd’hui alors qu’ils ont été conçus dans l’ignorance totale du danger que nous avons à affronter ?

Il ne s’agit pas d’un problème passager destiné à s’estomper. Il s’agit d’une opposition frontale, voulue, théorisée. Les états musulmans eux mêmes nous le disent depuis vingt ans. Nous faisons semblant de ne pas entendre, de ne pas croire, de ne pas comprendre. Mais le message est clair. Alors, si on se posait les bonnes questions !

La force réelle de l’islamisme

Quelle est la force réelle de l’islamisme, de cet islam politique ? Ce système raciste, obscurantiste, sectaire, sexiste, homophobe, économiquement incompétent, culturellement affligeant, nous menace-t-il vraiment ? Ne sommes nous sortis du moyen âge que pour succomber à une menace issue du moyen âge.

Nous cédons face à l’islamisme alors que toutes les réalités que nous pouvons oserver démontrent son échec et sa vulnérabilité :

Echec économique, échec culturel, échec moral. Mais il faut parler aussi de l’échec militaire. Aujourd’hui ce qui fait la force d’une armée c’est l’avance technologique et la capacité des hommes. Le nombre d’hommes ne compte plus guère. Les armes anciennes ou mal entretenues n’ont aucune utilité. Les pays islamiques peuvent développer des discours belliqueux mais leur puissance réelle est inéxistante. Et cela d’autant plus que les guerres d’occupation n’ont plus lieu d’être. Il n’y a pas de peuple ennemi, il n’y a pas de religion ennemie, il n’y a pas de guerre souhaitable. Mais il y a des pouvoirs ennemis qu’il s’agit de déstabiliser. Nous en avons les moyens.

Les populations des pays concernés n’en peuvent plus. Tous ceux qui ont pu garder un peu de liberté de pensée n’espère qu’une chose : la fin des pouvoirs qui les oppriment. Les peuples sont malgré les censures de mieux en mieux informés. Seuls ils ne peuvent réussir. Ils ont besoin de notre aide. Ils ne redoutent pas nos actions. Il les souhaitent.

Mais nous ne les aidons pas. Nous préférons maintenir les illusions diplomatiques. Sourires, poignées de main, bonnes paroles, femmes politiques occidentales se voilant lorsqu’elles se rendent dans des pays islamiques, par « respect ».

Notre naïveté s’affiche au grand jour : Regardez comme on peut s’entendre avec « ces gens là » ! Regardez comme des accords sont possibles ! Sans perdre de temps nos entreprises s’engoufrent dans les brèches. Nous n’entendons plus les cris de ces récalcitrants pourchassés, emprisonnés, torturés, pendus, décapités, lapidés. Comme après Munich, nous pouvons même nous réjouir : la paix est sauvée !

Pourtant les pouvoirs religieux sont aux abois. Ils ne peuvent résister économiquement. Ils ne peuvent exister militairement. Ils ne peuvent compenser leur faiblesse par le terrorisme, aussi atroce qu’il soit. Ils ne peuvent disposer d’un soutien populaire, si ce n’est en s’appuyant sur les plus ignorants bien incapables d’apporter une quelconque solution aux problèmes qui se posent.

En fait, le seul point fort de l’islamisme c’est notre aveuglement. Notre véritable adversaire c’est nous mêmes. Et il est dangereux.

Réagir

Nous sommes trop naïfs, trop marqués par nos erreurs du passé, un passé colonialiste et souvent raciste, un passé fait de guerres abominables. Nous avons tendance à voir l’affrontement actuel comme un prolongement de la colonisation alors qu’il n’est que le prolongement d’une vision islamiste du monde, issue du moyen âge et fondé sur la violence.

A gauche, les politiques croient continuer la décolonisation. Nombreux sont ceux qui détestent notre société. Cela ne crée-t-il pas des liens avec ceux qui la détestent aussi. A droite, les politiques menacent de faire quelque chose mais ne font rien, tant la facilité des paroles l’emporte sur la difficulté des actes. D’ailleurs n’ont-ils pas un peu raison, ceux qui refusent la libération des moeurs, le respect des valeurs du passé.

Nos réactions sont timides. Il est difficile de changer les lois et même de faire appliquer celles qui existent. Des débats interminables débouchent sur des lois de portée réduite, qui de toutes façons ne pourront ni ne seront appliquées. Ce ne sont que des lois alibis dont le seul but est de pouvoir dire que nous faisons quelque chose.

Face à un adversaire qui n’est qu’un tigre de papier, nous sommes comme paralysés. L’esprit de soumission ou de collaboration se développe. Nous démissionnons dans les banlieux, dans les écoles, dans les hopitaux, dans les entreprises.

Nous minimisons tout. Cet attentat est-il vraiment un attentat ou un simple acte de déséquilibré ? Cet acte antisémite ne serait-il pas qu’un fait divers banal ? Nous détournons la tête pour ne pas être dérangés. Nous refusons de voir les réalités. Mais le refus du refus est une acceptation.

Nous sommes complexés. C’est vrai que, comme pour tout pays, notre histoire n’est pas uniformément belle. Pourtant nous avons su échapper aux démons de l’être humain. Nous avons aboli l’esclavage, nous avons supprimé la colonisation, nous avons défini les droits humains. Jour après jour nous construisons une société où l’être humain est une valeur. Une société qui soutient les droits de chacun. Une société où il est bon de s’aimer. Une société où un homme peut aimer un autre homme, une femme une autre femme, lorsqu’il le souhaite. Une société où il est aussi beau d’être blanc que d’être noir. Une société où on peut être croyant ou athée. Une société où une femme peut lorsqu’elle le veut, au moment où elle le veut, se sentir séduisante et le montrer. Une société où chacun peut suivre sa route, le plus librement possible, sans se voir programmé comme un droïde.

Elles sont là nos valeurs. Nous devons aujourd’hui prendre conscience du danger qui les menace et le combattre quoi qu’il nous en coûte. Nous en avons les moyens. Il est tant d’en avoir la volonté.

Nous le devons à nos parents qui ont construit notre société au prix de maints sacrifices et de maints combats. Nous le devons à nos enfants que nous ne voulons pas voir vivre dans la crainte, la soumission et l’obscurantisme. Nous nous le devons à nous-même et c’est à nous qu’il appartient d’agir.

Agir par la loi, mais avec des lois faîtes pour être efficaces et appliquées.

Agir par la menace et par la force pour répondre aux menaces.

Agir dans la fierté de nos convictions et de nous mêmes.

Ce n’est pas une guerre de religion qui nous est imposée, c’est une guerre de pouvoir. Nos ennemis ne sont ni des peuples ni leur foi. Ce sont des pouvoirs islamistes, inefficaces là où ils sont, et qui cherchent à nous phagocyter pour ne pas sombrer.

Il y a près d’un siècle notre naïveté a permis la montée du nazisme qui ne disposait pourtant que de moyens minimes. Aujourd’hui notre manque de mémoire et notre naïveté retrouvée ne doivent pas conduire à dupliquer les mêmes erreurs. Ne laissons pas le champ libre à un islam politique tout aussi dépourvu de moyens. Notre conception de la valeur de l’homme est incompatible avec l’islamisme. Face à un adversaire qui tente d’enrayer son déclin par la violence, nous ne pourrons être nous-mêmes en fermant les yeux et en baissant les bras. N’acceptons pas la peur. N’acceptons pas la collaboration. N’acceptons aucune compromission.

Nous n’échapperons pas à ce combat, nous n’éviterons pas ce sursaut. L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais nous avons plus besoin d’un De Gaulle que d’un Daladier, et encore moins d’un Laval.

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