La nature, telle que nous pouvons l’observer et la conceptualiser, est le théâtre d’innombrables événements, le plus souvent infimes et très loin de nous :
Des particules qui se regroupent pour former d’autres particules, ou des atomes, sont des évènements,
Des atomes qui se lient pour former des molécules, des plus simples au plus complexes, sont aussi des événements,
Des molécules qui se lient à leur tour pour réaliser des assemblages d’abord inertes puis vivants, sont encore des événements,
Des êtres vivants qui se côtoient, s’assemblent ou se détruisent, sont toujours des événements, juste un peu plus proches de nous.
Toutes ces événements sont le fait du hasard et de la sélection :
Hasard, lorsque des particules se lient, sélection, lorsque les plus stables demeurent.
Hasard, lorsque les molécules se lient à leur tour, sélection lorsque trop instables, elles se détruisent sous l’effet des lois de la physique.
Hasard, lorsque des molécules d’ADN se répliquent à quelques erreurs près, sélection lorsque les êtres vivants qui en résultent doivent faire face à leur environnement…
Hasards dans l’histoire des hommes, hasards dans la vie de chacun. Sélection de ce qui marche, de ce qui s’impose, de ce qui réussit.
Quel est le sens de tout cela ? Lorsque nous observons ces événements avec notre regard d’hommes, une règle, une loi semble s’imposer. C’est une loi d’indifférence absolue. Elle dit :
Il n’y a pas de mal, il n’y a pas de bien. Il n’y a pas de beau, il n’y a pas de laid. Il n’y a pas de but. Tout est indifférent.
Indifférent, ces particules qui se créent. Indifférent, ces molécules, ces êtres vivants. Indifférent, ces planètes, ces étoiles, ces galaxies.
Cette loi selon laquelle rien n’a de sens, cette loi qui n’exprime que les effets aveugles des lois de la physique, Nous l’appelons La Première Loi.
La Première Loi, cela sous-entend aussi qu’il y a une Deuxième Loi. Nous ne pourrions supporter d’ailleurs qu’il n’y en ait pas une deuxième. Nous ne pouvons accepter de n’être rien, rien d’autre qu’un phénomène, rien d’autre qu’un assemblage issu du hasard et soumis au hasard.
L’être humain ne peut l’accepter, lui qui conceptualise le monde qui l’entoure. Lui qui se voit dans ce monde. Lui qui a des capacités mentales surdimensionnées au regard de tout ce qui existe. Lui qui est le premier être vivant à pouvoir faire cela. Lui qui veut s’imposer grâce à cela.
Il n’a pas d’autre choix que d’affirmer une autre loi, la Deuxième Loi. Elle dit simplement :
L’homme est une valeur.
Par cette affirmation, l’homme remplace l’indifférence de la première loi (tout se vaut, rien n’a de valeur), par la valorisation : je ne suis pas rien, ma vie compte, ce que j’aime compte, ceux que j’aime comptent.
L’homme est une valeur. Derrière cette petite phrase se cache la plus grande révolution, et la seule véritable révolution de l’histoire de la vie.
La Deuxième Loi est aussi un livre qui tente d’expliquer et de décrire comment la nature mue par son indifférence a conduit pourtant à cet être étrange qui se révolte contre elle.
la Deuxième Loi est aussi un blog qui en décrit les conséquences dans tous les aspects de notre vie aujourd’hui et dans ses perspectives pour demain.